CITES : protection de la vie sauvage / wild life safeguard

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J’ai décidé d’aborder régulièrement un point du droit de l’environnement, puisque c’est mon domaine et que je trouve que c’est très mal connu ;)
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On commence donc par la Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore Sauvages menacées d’extinction (CITES).

Date d’adoption : 3 mars 1973
Date d’entrée en vigueur : 1er juillet 1975
Approuvée par la France le 11 mai 1978 et compte à aujourd’hui
167 Etats parties (comprendre = 167 Etats ont signé la Convention)

MISE EN APPLICATION :
Ce sont les Etats parties qui prennent les mesures pour faire appliquer la CITES.
-> exemples : confiscation et renvoi du spécimen dans l’Etat d’origine, et/ou sanctions plus strictes (amendes…)

Pour la mise en application de la convention, les espèces animales et végétales (ainsi que toute partie ou produit obtenu à partir de ces espèces) ont été classées en 3 annexes :

ANNEXE I
Espèces menacées d’extinction et dont le commerce doit rester exceptionnel
-> exemples pris au hasard parmis les centaines d’espèces de la liste : l’Amazone à joues bleues (Amazona brasiliensis), l’Ocelot (Leopardus pardalis), le Dauphin de Chine (Lipotes vexillifer), le Gorille de l’Est (Gorilla beringei), la Tortue Luth (Dermochelis coriacea), ….

photos, dans l’ordre cité (cliquez) :

ANNEXE II
Espèces qui pourraient être menacées d’extinction sans une réglementation du commerce.
-> exemples : l’Orchidée Renanthera Monachida, le Saïga Saiga tartarica, le faisan Agrusianus argus, le Zaglossus, le Papillon Parnassius apollo

photos, dans l’ordre cité (cliquez) :

ANNEXE III
Espèces qu’un Etat partie souhaite protéger, ceci nécessitant une coopération internationale.

Pour obtenir la liste complète et actuelle les espèces réparties dans les annexes I, II et III, rendez-vous ici.

LIMITES :
- La Convention laisse la possibilité aux Etats parties de faire des réserves spéciales concernant les espèces inscrites.
- La contrebande est extrêmement lucrative et le travail des douanes n’est pas toujours suffisant.
-> selon le rapport sur les résultats de la Douane française en 2009, ont été saisis : 6500 spécimens dont 758 animaux vivants, 1500 kg de coquillages, de coraux et de caviar, 229 animaux protégés naturalisés et 3288 produits d’espèces protégées. source 
-> les contrebandiers recourrent à des techniques de camouflage compliquant grandement le travail des douanes (perroquets teints ou à la crête rasée, boas voyageant dans une valise…)
- Tout accord international signifie compromis politiques : le Comité peut déclasser une espèce de l’Annexe I à l’Annexe II, permettant ainsi son commerce et/ou celui de ses produits dérivés selon certaines conditions (bonne gestion de la population, nécessités économiques, origine contrôlée des produits dérivés…)

Eléphants déclassés = ivoire africain écoulé au Japon
Ce fut le cas pour les populations d’Elephants du Botswana, de la Namibie et du Zimbabwe en 1997 lors de la Conférence de Harare. Les décisions qui ont été prises à cette date ne sont plus valables aujourd’hui, cependant d’autres “tolérances” concernant le commerce de l’ivoire entre Afrique et Japon ont été acceptées lors des conférences suivantes (en 2000, 2002, 2004, 2007 et 2010).

Sous certaines conditions
Cependant, des restrictions et des obligations “louables” ont été rédigées et doivent être appliquées, comme d’une part l’obligation que les recettes du commerce de l’ivoire “légal” soient utilisées uniquement à des fins de conservation des populations des Pachydermes concernés. D’autre part, l’ivoire vendu ne doit provenir que des stocks gouvernementaux “à écouler” et dont l’origine est connue et contrôlée (pas issue du braconnage par exemple).

Pour en savoir plus :
Vous trouverez
ici toutes les décisions en vigueur depuis la 14e session de la Conférence des Parties (CoP14, La Haye, juin 2007), ce qui concerne l’Ivoire est à partir de la page 31.
Et
ici les décisions en vigueur depuis la dernière session : la CoP15 (Doha, mars 2010), où seule une annexe concerne le commerce de l’ivoire mais d’autres sujets sont bien intéressants ;)


Lush : beauté vegan?? beauté saine??

Je lis souvent des avis très positifs sur la marque Lush, qui propose des cosmétiques non testés sur les animaux, sans produit d’origine animale, faits mains et à base de produits frais.

Ils ont d’ailleurs fait une vidéo très vendeuse sur leur éthique, ajoutant à leurs qualités manifestes un souci de préservation de l’environnement… ça fait rêver!

Oui mais…

Premièrement, il y a du miel dans beaucoup de produits, qui ne sont donc pas vegans.

Deuxièmement, ils parlent de produits BIO mais rien n’est certifié dans la composition des produits, contrairement aux obligations d’étiquetage (astérisques sur les noms des produits issus de l’agriculture biologique).

Troisièmement, pour une marque soucieuse de son impact sur l’environnement, leurs emballages semblent vraiment imposants et non biodégradables. A leur décharge, il y a plusieurs produits non emballés.

Quatrièmement, ce qui est plus grave à mon goût, on retrouve dans certaisns produits du laureth sulfate de sodium et ses potes, ainsi que des parabènes. NON MERCI!

Je prends quelques exemples :

Matin et Soir, lotion pour le visage : http://www.lush.fr/matin-et-soir-240g.2354.html
Dans la liste des ingrédients on retrouve le parahydroxybenzoate de méthyle et le parahydroxybenzoate de propyle, tous deux des parabènes.

Flyin Fox, gel douche : http://www.lush.fr/flying-fox-500g.403.html
On trouve dans la liste des ingrédients du Laurylsulfate de Sodium (SDS), pouvant causer des dermatites, des ulcères, utilisé comme rongeur de plaies dans certains pays… cependant moins irritant que son compère le Laurethsulfate de Sodium (SLES), lequel se retrouve dans tous les produits moussants de la grande distribution.
Et oh surprise, revoilà notre amis parabène le parahydroxybenzoate de méthyle…

Je ne vais pas passer en revue tous les produits proposés par la marque, mais soyez vigilentes sur la liste des excipients et si vous avez un doute, une petite recherche internet vous éclairera rapidement sur les effets de telle ou telle substance.

Pour finir sur une note positive, je n’ai rien à dire sur les poussières d’étoile à saupoudrer sur le corps dont voici un exemplaire : http://www.lush.fr/sans-dessous-dessous-100g.709.html
Ca finira sans doute dans ma salle de bain d’ici peu d’ailleurs ^^

Restaurants français : de l’obligation de manger carné

Bien souvent il est délicat en société de refuser de la viande dans son assiette.

Impolitesse, incorrection, risque de rentrer dans une discussion houleuse ou de tomber dans les clichés (certes passionnants à démonter mais ce n’est pas forcément l’envie du moment, un soir de détente entre amis…), mais c’est aussi un droit tout ce qu’il y a de plus censé que de ne pas manger de la viande à tous les repas (pour le moins).

Aussi, si lorsqu’on est invité par des particuliers les compromis et sourires sont bienvenus, quand il s’agit de manger au restaurant on peut se permettre d’imposer notre choix.

Il n’est pas difficile pour le cuisinier de faire une assiette des différents accompagnements prévus pour les plats de la carte. C’est même plus simple, moins long… donc pourquoi se priver?

Je suis allée manger au restaurant plusieurs fois cette semaine (retrouvailles familiales, une fois n’est pas coutume) et j’ai demandé chaque fois si c’était possible, chaque fois on m’a répondu que c’était non seulement possible, mais aussi “sans problème, on le fait régulièrement!” ;)

Mais c’est quand même bien dommage qu’on n’ait pas d’office dans chaque restaurant un plat au moins, si ce n’est un menu entier, végéta*ien! Pourquoi, sous prétexte qu’on souhaite manger avec des amis dehors, devrait-on obligatoirement consommer de la viande, ou demander une faveur particulière?

Même pour les personne mangeant des produits carnés, chacun devrait avoir la possibilité de manger végé s’il le souhaite. Voilà, petit coup de coeur (pour les restos concilliants et qui m’ont préparé des assiettes avec soin et goût) et petit coup de gueule (pour les cartes toujours pleines de protéines animales… obligatoires).

Restent bien sûr les restaurants végétariens, les libanais et autres indiens… mais on peut vouloir manger français et végé, nom d’un haricot! ^^

Tomates et Betteraves à tartiner à l’apéro (Vegan)

Mes parents débarquent demain, je prévois donc un apéritif un peu original et joli :)

D’abord une petite mousse de tomates :

Ingrédients :
- crème liquide de soja (10 cL),
- 3 tomates BIO, + une autre pour la fin
- 1/2 sachet d’agar agar (5 g),
- sel (si possible au basilic)
- une tasse d’eau

Recette :
- ébouillanter les tomates, les peler et les épépiner.
- faire chauffer l’eau avec l’agar-agar jusqu’à ébullition, laisser bouillir 1 minute et retirez du feu
- pendant que l’eau chauffe, battre la crême liquide au fouet jusqu’à obtenir une texture mousseuse
- mettre la chair des tomates, le sel, le mélange d’eau et d’agar-agar au blender jusqu’à obtention d’un mélange homogène
- ajouter une part de la crême (2 c à spe) et remélanger au blender.
- ajouter ensuite le mélange obtenu et la crême délicatement, ainsi qu’une petite tomate pelée et épépinéedébitée en dés.
- verser dans un petit pot à conserve et réserver au frais.
Ici en décor j’ai mis un mélange d’épices à base de curry et de pétales de rose : “mélange légumes”.

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Et une petite terrine de betteraves :

Ingrédients :
- tofu soyeux (30 g),
- 3 petites betteraves cuites BIO
- 1/2 sachet d’agar agar (5 g),
- sel (ou mieux, 1 petit morceau de bouillon cube aux légumes BIO)
- une tasse d’eau
- une c à spe de jus de citron

Recette :
- rincer les betteraves et les couper grossièrement
- préparer l’agar-agar comme dans la recette précédentes
- mettre les betteraves, le tofu soyeux et l’agar-agar (dans l’eau) dans le blender
- une fois que le mélange est homogène, ajouter le citron et le sel, remélanger.
- verser dans un petit pot à conserve et réserver au frais ;)
En décor : j’ai mis de l’origan… mais libre à vous!

Donne un prix pour cette vie! / Pick a price for this life!

La vie n’a pas de prix… une phrase qu’on entend souvent. Mais elle n’est manifestement valable pour la plupart des humains que pour leur propre espèce.

. Un éléphant massacré à coups de machettes pour son ivoire, par un crève-la-faim en Afrique… spectacle monstrueux, barbare et qui en dit tellement long sur la condition humaine, le pouvoir de l’argent et les conséquences sur les animaux sauvages eux aussi.
. Des Dauphins assassinés avec barbarie pour que leur viande soit vendue comme viande de Baleine, mais obtenue tellement plus facilement(notons au passage la trahison faite à des animaux si proches de l’humain, comme c’est facile de les tuer! ) (ce qui ne signifie pas que j’approuve la chasse à la Baleine, bien évidemment!!! )…
. Des lapins torturés pour les tests cosmétiques, économisant aux laboratoires la rémunération de volontaires.
. Animaux reproduits, mis en cage et vendus à des particuliers, qui ne veulent pas dépenser l’argent d’une stérilisation et se retrouvent avec une portée à placer… Autant de morts programmées et/ou d’abandons, de maladies…
La liste est interminable, ce ne sont que des exemples.

Mais la question du prix d’une vie se pose. A partir de combien de bénéfice estiment-t-on une mort rentable?

Comment se fait-il, que d’un moyen de faciliter les échanges commerciaux, l’argent soit devenu graal en soi? Au lieu de se focaliser sur la valeur de ce qui est échangé, le monde “moderne” entier s’obstine à ne s’intéresser qu’à la valeur de la transaction…

De quel droit notre espèce se permet-t-elle de disposer de la vie et de la mort des autres animaux, alors que ce n’est pas une nécessité vitale? 

Une vie ne vaut pas plus ou pas moins qu’une autre, objectivement parlant. C’est une vie. Point. Ces animaux, sacrifiés pour la gourmandise et l’appât du gain, avaient une famille et une existence à vivre en tant que Terriens…

 


Pour un monde meilleur / for a better world

Pour la vie, pour l’harmonie, pour répandre plus de sourires que de cris et de sang, pour communiquer à coup d’informations plutôt que de lobbies et de débats pleins de rancoeur.

Pour me regarder dans la glace, être cohérente et ne pas me perdre avec les années.

Pour toutes ces raisons j’évolue à mon rythme vers le veganisme. Pas n’importe comment, pas de manière irraisonnée pour ma santé, pas de manière brutale et militante contre mes proches, mais en douceur, je fais mes choix et j’en parle.

Si les réactions sont négatives au début, c’est toujours une incitation à l’information et souvent (tout le temps jusqu’ici) ça aboutit à un changement de point de vue au moins partiel de mon entourage (famille, amis, mais aussi collègues, connaissances…).

La viande n’est pas vitale, donc des millions d’animaux sont tués chaque jour sur notre planète pour assouvir notre gourmandise, et rien de plus.

A côté de ça, certaines espèces dorment dans nos lits… qui sommes-nous pour décréter qu’un être vivant a le droit d’être choyé, un autre d’être martyrisé?

Il y a pléthore d’arguments sur le net pour l’abolition de la viande, je me contenterai donc de vous proposer la lecture de cet article des Cahiers Antispécistes :

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article363

 

 

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